Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
Je ne sais plus qui je suis ni pourquoi j'aime encore il y a bien longtemps que j'ai quitté les vers les mots trahissent tout et le plus beau d'entre eux toujours devant toi m'échappe je nomme amour l'autre versant de la folie et pour aimer j'aime la...
Poète en eaux troubles j'ai perdu pied les jours se dérobent les cartes se brouillent je dormirais bien mais je n'ai pas sommeil alors je prends des lignes qui ne vont nulle part je cours les jardins d'automne j'oublie le terme des hommes sans visage...
I. Dans mon pays on pend les rêveurs aux fils électriques. Comme ils balancent au vent, les enfants s'en amusent. II. Dans le soleil, dans le soleil. Bras en croix, il s'apprête au saut de l'ange ; on lui passe un crucifix autour du cou, que les vierges...
Valse musette Au bourg joyeux, Tendre amusette A tes beaux yeux. Niant fatigue Et os craquants Dansons la gigue En délinquants... Aux violoncelles Et leurs clameurs : Valsez pucelles, Valsez charmeurs. Galants, galantes Bien alanguis Se font atlantes...
Je suis las. Las du vers. C'est idiot, je sais. J'ai la fatigue des vieux jours. Deux mois que mon vers grince. Grince encore, dans mes nuits de silence, dans mes soupirs d'aises. J'ai mis du temps à le comprendre, le vers. Une idée d'absolu, voilà ce...
Pétale indolent! le vallon crème dévale à cru sur un fleuve l’eau le berce doucement la distance paraît courte... La coque de noix transporte la coccinelle jusqu’à son abri voguent remous et rapides insouciante - elle s’échappe ! Le martin-pêcheur regarde...
Salomé. Un nom comme un soupir. Au faîte des dunes je me déchirerai l'âme à le hurler : Salomé ! Un cri comme un assourdissant silence, un cri pour rappeler l'écho à ses origines, un cri pour défier les divins courroux. Je le salirai, ce nom, rien qu'à...
La nostalgie est bonne à qui la laisse guide. Un jour que je flânais tout d’un pas nonchalant, J’ai revu l’ancien parc où dansait le galant Embaumé des festons d’un point du jour liquide. Tandis que je rêvais en dépassant le porche De bachiques aux sons...
A la claire fontaine à l’orle orné d’écume, Mille amants de s’attendre et s’attendrir à deux, En mille mots charmants et baisers hasardeux Dont la langueur humide envole l’amertume ! A la fontaine où j’ai posé mon porte-plume, J’ai vu cent béguins las...
"Comment lui en vouloir" Alain Bashung il faut savoir tirer un trait sur tout ce qu'un passé peut connaître d'indélicat tirer un trait sur ce que le temps vous arrache et ce qui vous échappe à jamais il faut savoir aimer ceux-là qui vous restent il faut...
Un tour du monde en apnée pour voir comment la terre se lézarde des déserts d'Amazonie à la savane métropolitaine courir toujours percer les dimensions dompter les saisons défaire refaire au confort humain équilibre naturel construction de l'esprit au...
Ce soir l’azur pleure un peu sur les plaines de tes tempes. Peut-être est-ce une illusion. Ce soir la nuit est un bain palpable d’obscurité. Comme un souffle glacé, celle-ci envahit rues et impasses, happant chaque âme vagabonde dans la tourmente de ses...
Bruits de bottes au clair de lune... Est-ce une armée au soir qu'on lève, Est-ce un meurtre en place de grève Qu'on mijote au nom de la loi ? Est-ce un rêveur de bon aloi Pris en délit, qu'on bat sans trêve Pour lui ôter le goût du rêve ? Entre leurs...
« Au gré de ces courants baladeurs qui ponctuent ces soirées d’hiver de leurs chants argentins, un éphémère, que de trop hyalins élytres dissimulent dans la brume, perd pied dans l’immensité de la nuit. Toi, passant, embrasse son vol tant qu’il passe...
« Il est terrible le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain » Jacques Prévert amours brouillonnés à fleur d'œufs brouillés par un petit matin de septembre un homme seul sur quelque terrasse du Boul' Mich' commande deux biftecks saignants...
Dans le sentier sans fin mollement j'ai versé Comme fleur qui se fane Ô ciel bleu puit sans fond ô soleil renversé Qui ma raison affane Par ces chemins d'été mille siècles durant Je vis l'heure solaire Fuyant de nuit de jour à l'aura fulgurant D'une étoile...
J’aime l’acre senteur de ma bibliothèque, Comme elle dort, paisible, en mon humble raison ; Veille en ce cerveau-là toute une floraison De folios et missels dont j’ai fais l’hypothèque. Jugez donc des rayons de cette pochothèque, De ces demi-chagrins...
Reflets effleurés fuyant les glacés amonts bise froide et douce une face en négatif fondant sur les flots luisants... Le feulement faible d'un feu de passions là sur l'eau qui s'écoule sous mes yeux posés il est un torrent de larmes allant à foison étoffe...
"Je les connais par les cinq sens et quelques autres" Guillaume Apollinaire je n'ai de mémoire que celle du coeur des noms je ne retiens jamais que ceux-là qui me plaisent je tiens dans mon chef de longues listes soigneuses où se rencontrent des prénoms...
Au front de vos palais j'apposerai mon nom Mon souffle encré d'azur signera le scandale A cracher sur vos murs je gagnerai renom Puis, fuyant, les esprits guideront ma sandale Un jour, ne daignant plus échapper au trépas J'accosterai, rompu, au flanc...
Dans le parc, au hasard des soyeux boulingrins, Ternis, trônent encor les décors de la noce : Aujourd’hui on mariait un Hiver de chagrins A la divine Flore, enceinte bien précoce… L’Hiver, de blanc vêtu, au plastron quelques brins D’aubépine piqués, attendait...
Déraison méthodique au fleur de mon ivresse, Je la guette et la happe en un instant flottant : La vue ivre d’éclats, je suis, tout haletant, La travée où pétrir un brin de ma détresse... Me voici, m’extirpant d’une putain-prêtresse Grivoise d’abandon,...
J'ai rêvé. Les draps blancs dansaient sur l'étendage. Le vent allait et venait en brusques bouffées, ardentes à vous couper le souffle ; c'était comme une tempête sous-marine, de celles qui réveillent les coraux de marbres d'une caresse trop virulente....
nous dormions du sommeil des pierres il en a fallu des nuits pour éponger la fatigue de nos tempes de nos lèvres souviens-toi c'était au début de l'été sous tes yeux il perlait des étoiles et les miens coulaient contre mes joues jusqu'à la commissure...
Le temps est une trahison. Il défait le jour le long travail des nuits ; il glisse à entre nos doigts comme à la mer le soleil au point du jour... Et l'on se voit bien triste au matin, quand il faut reprendre le fil de l'ennui, avec plus de rêves que...