Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
Deux traits au couteau, quasi parallèles, démêlant une ombre vague d’entre les sinuosités de la toile. Les stries fléchissent, se courbent, se brisent, se rapprochent, se prolongent dans leur extrémité australe, s’affinent. Une silhouette se détache....
Nul autre ne sait les tourments d'aimer Nul autre n'a connu l'amour à sa seule échelle Incommensurable Nul autre n'a su exhumer L'amour en chaque dimension L'amour joignant le soir et l'aube Non l'homme n'est pas digne d'amour J'ai vu des hommes en parler...
Demi-jour en mon cœur une larme de rosée posée légère Dehors nulle âme errante dehors l'absence les minutes qu'on brusque un bouquet qu'on effleure les regards qui se mêlent les langueurs qui s'égarent un doux chant d'innocence mille présents épars une...
Une larme au cœur de la nuit, Voilà la mer où naît ma zone, Ma muette et grise amazone Dont le poison des jours me nuit. D'horizon que n'ai-je en tout temps Que la plinthe des jours d'orage, Hautaine écume aux cris de rage Ô garde-fou de mon printemps...
Balade champêtre - par les layons frémissants le printemps éclot. Grandes landes égarées par le règne des nuages - écoute le vent envahi de lumière courbe suspendue le poète voyageur de la vallée des mirages. La narine alerte - je suis le chemin des roses...
Sous la chaume éparse du vieux logis sommeille encore un doux parfum d'antan, qu'un rayon réveilla à l'improviste. Il y a l'âtre, encore fumant des banquets, des descendances abondamment fêtées, de ton retour qui l'éteint. Il y a les voilures d'un rideau...
J'entends, j'entends à ma tempe battre encore le souvenir d'un été, la caresse des feux divins, l'aveuglement d'un soleil à son zénith ; un quart de tour à gauche et j'offre à ses voluptés la moiteur tremblante de mes reins qu'il emplit, comme la pluie...
Mourir la mort et s'en laver les mains mourir l'orgueil inincubé d'un troisième soleil rendant coup pour coup mourir de ce que tu enivres l'instant et composes à petits pas une scène rendue à l'immédiateté des concepts biodégradables mes routes sont des...
J'ai laissé mes regrets aller avec l'autan. Nos amours sont pareils à ces lettres d'antan, Qu'on délègue au secret d'une lourde console Garnie obscurément d'une antique boussole, D'une montre à gousset, d'un remède éculé, Avec les noirs parfums d'un canton...
"Nous allons avoir besoin désormais, dit-il à voix basse, de valeurs plus solides." René Barjavel. Il est des peines qu'un matin suffit à raisonner. J'avais longtemps un coeur inutile, j'avais souvent rompu le pain sans joie, baigné la multitude sans...
Dans les ténèbres, livré à ma seule rêverie, j'ai nagé. J'ai modelé de ma paume une heure néotique, un glissement souple et léger dans l'âge, un mouvement incessant. Mes illusions, mes fétiches, comme autant de bibelots intacts, se sont fait branlants...
Elle a tout l'or du monde au creux des paupières, Lola, recroquevillée entre deux nuées frénétiques, sa main fuyant le sommeil comme une armée en déroute. Même l'ennui est fou d'elle : sa beauté nue, c'est sa lourde héridité, son blâme et sa palme. Le...
Une ombre sur le mur griffonnée à la cendre, D’entre les airs cuisants se croquait à mes yeux, Un lémure blafard cramponné au soyeux De mes draps éthérés de nuit de me surprendre… Il se terrait au sol, telle une scolopendre, Une traîne à son train, d’un...
Bleue, essence de vie, bleue âme circonflexe, Ardente en les tréfonds d’un esprit insoumis, Luttant contre assauts vains et châtiments promis, Guettant le tortionnaire à la noirceur convexe. L’âme bleue, aux pervers soirs livré sans complexe, Vais-je,...
Vague à l'âme. J'ai mal à l'être, l'esprit qui ballonne. Le hoquet métempirique, l'appelaient les sages. Soudain on réalise. Les choses ne sont plus ce qu'elles étaient. Les gens vont s'ignorant, dans l'infinie langueur des songes. Le cœur s'estompe ;...
Un regard de toi et la gravité s'estompe. Un regard, les masques tombent, les Dieux ont la main fébrile, les continents se disloquent, les courants tournent bride. Vertical, horizontal, tout cela n'a plus de sens. La logique perd pied ; il n'est d'ordre...
une femme assise sur la quarre d'un grand piano à queue un voile de cendre évanescente tiré sur un quartier de lune une coupe de champagne à même le marbre le temps qui passe une jeune fille qui cherche un baiser un baiser qui chercher une bouche tous...
"Refais chaque jour le serment d'être heureux." Alain un jour tu prends peur un jour un jour tu as la force de voir en face le visage morne et paisible du temps qui passe le traitre temps passé qui de son manque d'éclat t'éblouit ta vie se reflète dans...
Tant d'années ma Lola tant d'heures à remplir tant d'ombres dans l'ombre d'un soupir d'amour aveugle tant d'étés tant d'éternités des millénaires à couper au couteau des visas pour vies nouvelles pour visiter le ciel je me suis fait violence et le temps...
Décalque Ose l'hérésie Il n'y a pas assez de mots pas assez de mots C'est la fin pour le vieillard sa lippe va jusqu'au sol c'est la fête à l'hospice sortez guitares accordez violons musettes que papi s'en aille en zizique toi tu t'en fous tu t'encoquines...
Oiseau, voler bas, pour aimer - bonheur ! L'océan et l'homme en une embrassade ; Oiseau, oublier sa propre couleur, Ayant les cieux pour unique ambassade... Mais bien trop humain, ne rêvons qu'un temps, Le songe arrêté par quelque barrage ; Beaucoup trop...
la nuit s'étend comme un grand drap neige sur la jungle de mes désirs où s'infiltre un jour nouveau un sphinx à l'affut guette le rôdeur à l'ombre d'une ombrelle il fait sombre ce soir la lune plonge son grand visage de suif dans le lac incandescent de...
"Il a mis le café dans la tasse etc." Jacques Prévert l'inconnu ne parle pas il regarde et se laisse fumer par sa cigarette poing rongé toutes les peines de tous les hommes retenues dans un cri improbable chemin perdu des sourires indirects où la foi...
Six milliards huit cents millions plus quelques fantômes à se partager un monde plus quelques rêves pourquoi pourquoi s'emmerder à s'emmerder j'ai six milliards huit cents millions de frères plus quelques nombreux fantômes pour bien peu de rêves et pourtant...
Petit président braillard jouant l’empereur grotesque pantin * Vaccins en montagne dessus Roselyne implore « Grippe A revient vite ! » * Humains en cargos au berceau des droits de l’Homme - les chinois rigolent ! * Votes aberrants las - sur son coquet...