Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
Au bal allait gaiement un doux air de romance, De ceux fêtant déjà des coeurs la transhumance Du mien on célèbre Le retour en terre Valsons un peu ma mie - il en est encor temps Demain sera l'hymen attendu de longtemps - Valsons en amants Qu'un mariage...
D'aventure cent fois déjà je me perdis en rêves inachevés rêveries enfantines promesses d'éternel échappées comme un demi sanglot à l'heure des adieux à la terre natale... Cent fois déjà en partance le front au vent comme offert à son baiser sucré ai-je...
« Je prendrai le destin à la gorge de façon telle qu'il ne pourra pas m'abattre complètement » Ludwig Van Beethoven tous ces regards qui ne regardent plus comme un bouquet de flèches à ma porte close tous ces yeux tendus ces prisons de sable et d'or ne...
"N'essayez pas d'm'éteindre, j'm'incendie volontaire" Alain Bashung cigarette fleur de mort horizontale hier c'était ma peine que je fumais son baiser était froid comme la braise et cloquait le lino de ma prison mentale dormir serait-ce un instant serait-ce...
Notes, je ne tairai plus vos drôles arcanes : Do, phylactère hautain de son haste adorné, Do, un point somnolent, qui d’un regard borné Avise en ré l’auteur de plaintes gallicanes ; Mi, concierge doux des grandes barbacanes, Sans dièse à l’auréole, au...
Mère entends-tu les cors de nos affres antiques J’ai oublié l’enfant qu’autrefois j’ai été Ecoute écoute encore en ces soirs las d'été : Comme un air désuet aux fastes romantiques Il bat ce cœur fidèle il bat ses vieux cantiques Filant note après note...
Tout de glaise, à fleur de la ville enchanteresse, Est un erg bornant deux contigus univers, Un Mur intangible en ses plus sombres revers S’effritant à la bise à l’auguste caresse. Si encore aujourd’hui tout d’un pan il se dresse Dans son port altier...
"Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s’agrandit" Robert Desnos combien de questions encore se cherchent une réponse dans le dédale de ma raison va savoir les millions d'années entre nous les milliards de siècles que peut cacher un mètre de distance un...
Avril, mai, juin, juillet – les doux mois s'en reviennent Nous conter les chemins qui mènent à l'été ; Peupler nos cœurs des cœurs qui, quand ils nous obviennent, Avec force d'yeux bleus nos attentions retiennent. La belle âme des champs se fleurit de...
J'avais une mansarde, une geôle en sous pente, Avec poutres et sol rongés par les saisons, Des nids à la croisée au temps des floraisons - Et l'odeur du passé, le parfum de l'attente. Ce fut là que grandit ma plume efflorescente, Ce fut là que, surpris...
A corps perdu j'ai rimé ramé râlé dans la brune la coque offerte le front immense droit toujours A corps perdu j'ai fait face J'ai fouillé mes limbes assumé mes parts d'ombre j'ai tant cherché tant cherché Qui suis-je Que n'ai-je avoué des mes vies antérieures...
J'ai connu tant de ports - mais aucun ne m'échappe, Ni ceux à l'horizon tombant comme une nappe Quand la marée est bonne et que tarde la nuit, Ni ceux-là qu'à l'aurore un nouveau charme enduit - Ce sort qui ceint nos coeurs et à jamais nous happe... J'ai...
Trois fois il frappe il entre le silence répond au silence les regards s'agglomèrent soudain la nuit s'illumine. * Pour toi j'élaborai un langage alternatif plus de mots plus de phrases juste l'intensité de l'instant présent un baiser c'est ça disserter...
Et dimanche on ira à la plage voir les homards humains mijoter dans leur graisse Juin juillet août côte Sud trente-sept à l'ombre ciel délavé humeur maussade je traîne mes os jusqu'au soleil admirer notre merveilleuse espèce De Menton à Cerbère deux mois...
"Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache aux yeux de niveau d'eau de niveau d'air de terre et de feu" André Breton la porte de mon cœur bat au vent fou de ton regard à la douce tempête de ton mystère qui caresse mon rêve et m'augmente corps et...
Avisez-vous du peu : mon cœur est en voyage. Aux flots de l'équateur Allons consolateur Mêler nos pleurs à son sillage ! Bonnes gens tenez-vous prêts pour l'appareillage Le ciel médiateur Se faisant armateur Et la lune point de mouillage... Matelots,...
"Ma nuit à moi, ce cercueil" Louis-Ferdinand Céline. Le tombeau crépusculaire, la fuite des heures et le temps venu des bilans, comme trois dignitaires à mon chevet – le fossoyeur, l'huissier et le premier des juges. A cette heure, les Saints se gardent...
Ce que l’hiver est las et la verve bien morne Ô mortels ô démons qui moquiez nos ardeurs Vos hivers m’ont jugé comme d’un clavicorne D’un pas lourd étrillant mes dernières verdeurs . Que d’idoles encore aux grandeurs malitornes M’ont vu prier clémence...
Dans toute la splendeur du plus simple appareil Quand au blond de ta peau s'accorde le soleil J'ose enfin, d'un oeil clos, négligeant la prudence Contre ton dos glisser mon ventre en confidence... Tantôt je frôle un sein, posé en évidence, Gettant l'aube,...
Dans ce monde on ne s'aime pas. On guerroie. C'est le jeu, la tradition, l'héritage de dix mille ans de civilisation. On s'est élevé au nerf au-dessus des autres primates, rien qu'à ça, en s'entre-tuant, de père en fils. Finesse toujours. On dira : l'Honneur,...
Comme la marée se tasse un peu, là, entre les coques ventrues, comme les galets grouillent de leurs drôles marasmes, on les voit quitter leur mer, les marins, l’œil déjà raide d’ivresses à venir, le trait durci par les jours de tempête. Bientôt ils jettent...
Vingt ans la fougue chevillée au corps pour quoi une ombre un regard Vingt ans le cœur lourd d'espoir et l'autre l'autre qui vous voit pas bien sûr est-ce aimer L'amour est une chienne ma foi d'indélicate compagnie mais c'est qu'on choisit pas monsieur...
Il m'en souvient encor, ces roses maladives Que la bise envola par delà nos tombeaux, Cruelles fleurs de sang comme autant de flambeaux Brûlant au grand bûcher des floraisons tardives. Lassé de leurs beautés en maintes récidives, Le vent les déférait...
Une ombre fauve, là, dans la nuit – un chat tapi dans un bosquet, aux aguets, veillant sur les ténèbres figées et le houx sémillant. Un brasier de flammèches virevoltantes, foudre fondant péniblement au cœur d’un buisson ardent. A peine si on le devine....
"A Ostende j'ai la hantise de l'écharpe qui s’effiloche à ton cou" Alain Bashung "Comme à Ostende et comme partout" Léo Ferré "Mais ce soir il pleut sur Knokke-Le-Zoute" Jacques Brel Bruges petite Bruges en Flandre navigant pardon petite Bruges je t'ai...