Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
"Ma femme aux yeux de bois toujours sous la hache
aux yeux de niveau d'eau de niveau d'air de terre et de feu"
André Breton
la porte de mon cœur bat au vent fou de ton regard
à la douce tempête de ton mystère
qui caresse mon rêve et m'augmente corps et âme
j'avais pourtant clos la porte jeté la clef des temps anciens
par peur ou instinct je l'ignore
mais revoici l'onde de promesse qui fait trembler ma main
suis-je donc redevenu l'enfant qui t'aimait
comme un enfant je m'éblouis de devenir homme
comme un enfant je m'éblouis d'oublier et de réapprendre
chaque jour
ton visage
visage ô combien mimétique visage du silence
depuis que je respire par le tiens le visage des autres femmes
m'est devenu plus abstrait que
l'art du bonheur
je ne croise désormais que des femmes
sans sourire sans regard
sans l'ombre de l'indice du moindre visage
pour être aimer
ma toute belle tu en viens à me faire désaimer les femmes
qui ne sont pas toi
parfois les dimanches sur les quais
je croise une jeune fille qui a tes yeux ta taille
le torrent de mes veines se fige
la porte de mon cœur claque à la volée
je m'arrête et la fixe
pour découvrir qu'elle n'est implacablement indubitablement
pas toi
alors je pousse le verrou et ferme les yeux sur la candeur de mon regard
ma Lise ma tendre Lise ma toute Lise
j'emporte ton sourire en chacun de mes songes
pour mieux semer ton nom sur mes chemins de vers
tremble petite
tremble de te savoir redoutable d'amour
tremble comme ma voix sous tes yeux terroristes
tes yeux de noire terreur ma terrible ma douce
toute Lise
jamais tu ne sauras ce que le temps me doit
de plaisirs et de paix
sur tous ces mois de galère
jamais tu ne sauras les eaux déchainées de ces semaines
où tu n'étais pas là
j'ai traversé des mers sans nom sous des noms sans mer
des océans de brume et de vie suspendue
on y cueillait des roses d'eau sur de grands arbres de lumière
qui se fanaient au moindre soupir d'espoir
c'était la longue traversée du temporel avec ses kilomètres de dérive
à ne savoir pourquoi
jusqu'au jour
jusqu'au jour où la vigie de mon âme s'écria
terre
cette terre que le ciel de mes mots caresse maintenant
cette terre dont tu es le soleil
cette terre c'était ton amour mon amour
et je provoque le mensonge de toute ma bonne foi
et que m'importe que tu sois au bout du monde à m'oublier tendrement
même à mille lieues à mille regards tu es mienne
mienne car je suis tien
Lise ô ma Lyse il est temps de finir ce qui n'a jamais été commencé
je brûlerai d'autres souvenirs sous d'autres vers
pour le simple plaisir de m'accorder ton regard
ma belle-île-en-mer aux phares de soleil
ma marie-galante aux yeux de lune
ce soir
je bénis de tout cœur cette espérance qui donne vie
à l'irréalité augmentée de mon amour
je t'adore ô ma Lise