Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
Je suis parti. L'automne a frappé à la porte. Je suis parti. Il fut un temps où je t'aimais. Je suis parti, au vent fidèle feuille morte, Ô diamant de tes yeux qui ne s'offre jamais.
Ô rose-thé mauve tardive Votre jeunesse a eu son temps. Combien de sœurs à ma missive Jeter de l'une à l'autre rive Pour que revienne le printemps ? Ô rose-thé mauve tardive Votre jeunesse a eu son temps - Et ma grande âme à la dérive En sa complainte...
Tout d'un horizon l'autre Tout ne tient qu'à un fil. Tant d'espoirs dos au mur Tant de châteaux de cartes Au maintien indécis Mais que tu tiens pour sûr Ô divine ingénue Va ta chance est à prendre.
Lundi, vague à l'âme L'âme entière océan A battre les minutes. Lundi, comme un blâme S'habillant en péan De baisers en volutes... Lundi, feuille morte, Éphéméride au vent Fleurant les ancolies, Ce lundi m'emporte Résigné, si souvent, En ses mélancoli...
I. On se prend à rêver d'un monde à sa mesure II. Et rire infiniment du sort qu'on fait aux rêves
Mulot et hulotte s'épiant dans la sombreur en chiens de faïence un soudain chahut s'élève - c'est le rongeur qui s'envole !
Brume polychrome - le caprice insignifiant d'une aube rebelle.
Ton ombre au plancher taille et hanches se creusant tracés équivoques d'un doigt je les suis - rêveur ces horizons féminins
Croches en fuseaux la fantaisiste avenue berçant mon sommeil d’un bémol à un bécarre je traverse un peu la nuit d’indolentes mélopées sifflant - chinent mes faux pas file la portée quand - soudain – chute mon ombre dans le blanc des pages farceur - un...
Ton sourire parabole pour joindre le jour au jour ton amour parasol et ce vent à jamais qui l'emporte.
Au premier regard vous me plûtes - une églantine à vos cheveux ébruitait un serment d'aveux comme on le dit du chant des flûtes. Depuis lors ô mélancolies ne sont tombés sur le sentier en lieu de boutons d'églantier que pleurs et tiges d'ancolies.
Millésime épatant jeunesse écartelée Qui célèbre la fin de l'ordre souverain - Grâce à toi qui me vaut d'accoucher ce quatrain Je serai jeune encor cent mille ans d'affilée.
Roseau - paille inerte de son chant l'onde chavire veilleur insoumis
De ronce envahit mon cœur de dormir atone douloureux silence * Ah ! nos amours lasses s'y prend la vigne - le lierre éclatant la roche * Au jour oscillant à mon âme une ombre éteinte traine de buée
Une zeste - une écorce volute orange et ternie dormant dans ma paume d'un soupir béat et moite vers mille Eden je l'envole
Nuage empourpré défiant le noir des cieux - la lune s'étrangle
Paquerette en pleurs pétales au vent chassés jeunesse envolée * Filet de salive au tronc du bouleau coulant lent torrent de sève
Pleut-il par chez vous ? en mon coeur pleure l'automne inéffablement Adieu adieu soleil roi l'hiver l'hiver passera
Qu'il est lourd ce soleil à porter d'heure en heure Quand d'amour on s'éprit de ces étés d'antan.. Ô goût d'un froid baiser emporté par l'autan, Ton souvenir, la brise à nouveau m'en écoeure - Qu'il est lourd ce soleil à porter d'heure en heure !
Bruine matinale succédané d'âme en peine chaos harmonique. * Aube corrosive illuminant l'horizon pliure organique.