Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
Rose d'eau fânée - souvenir d'une jeunesse à ta boutonnière dans un dernier saubresaut elle emporte un peu de ciel
Brise d'océan comme un baiser sur les flots troublant l'eau sereine mais quand tout retombe à l'aube la mer seule s'en souvient
Stérile terrain juste un drap souillé d’argile crottant l’horizon nuit par la glaise pochée veillant la grise banlieue plus de d’éclairs - de fêtes de danses et décadences de cris et de rires au demi-jour - las du froid les Roms ont quitté la ville
Les gens me sont des gouffres humeur chagrine rideaux tirés sur le monde j'erre en songe et applique aux murs de la chambre mon nuancier mental ne plus tendre ne plus saisir ne plus croire seulement savoir si la nuit n'a pas tant de peine à faire mourir...
Dans ma prison de verre où j'écris pour les murs Seul quand tombe la nuit en rêve ils me répondent Antoine ô qu'as-tu fais de tes rêves d'enfant
Comme un havre béat au cœur de la tourmente Dors amour au matin nous y battrons retraite
Il lui fallut attendre que vous fussiez partis que je me fusse tu qu'eussent passé les heures que faiblissent les orgues que s'apaisât l'étreinte que s'enhardît la nuit pour franchir le seuil et tomber nu mais vaillant aux mains de l'aube nouvelle.
Hors du sentier où l'été tresse nos ombres Il est un chant d'émoi que je ne connais pas. Marchons, marchons guettant d'un passé les décombres - Et le temps se fera le guide de nos pas.
Sein - pointe aux aguets oublié sur l'oreiller - veillant ton sommeil
Tout follet d’un fiévreux délire, Adieu ! Vos vaux damnés je fuis, Spectre éthéré aux vents je vire, Tout follet d’un fiévreux délire. Adieu cosmos qui me chavire Trop fol en tes seins blancs je suis ; Tout follet d’un fiévreux délire, Adieu ! Vos vaux...
Je suis l’araigne alcine aux soirs d’hiver tissant une chrysalide de soie n’y perce ni le jour ni la nuit juste un bain putrescent de mes poisons lascifs où se fondre - indolent... Demain - le printemps à la rosée suintante je reviendrai te cueillir beau...
Sifflet gracieux il se perd entre les troncs poutres de silence * Sur ma paume ourlée un serein cent feux scintille posé - délicat il oscille et tinte un peu comme un jeu de porcelaine
Le coeur est las, la saison morne, Echos à tes sanglots rompus ; Printemps, ton glas ma douleur orne Le coeur est las, la saison morne. De tes pleurs, là, qu'un cil écorne, D'eux ont été mes sens repus : Le coeur est las, la saison morne, Echos à tes...
Pins en régiments drus - c'est en sylves qu'ils guettent hauts - tout dards dehors
Nuit à bout de souffle - ce demi chaos de vie à chercher l'issue.
Cil un instant froncé comme un monde en suspend Et mon coeur d'inonder ce sang qui coagule... Ô l'effet déroutant d'une oeillade virgule, Rêve ampoulé auquel chaque matin se pend... Ô l'ivresse à guetter ce dernier crépuscule
Toussaint à Munich : amer avant-goût d'hiver pour coeurs en exil
L'air se tarit c'est l'aube qui vient me chercher Les mots n'ont plus de sens c'est l'été qui prend fin Les forêts sont des mers les routes s'entremêlent D'un sourcil rehaussé tu révoques les âges Femme tu fais de l'Homme un émoi sans pareil Tu es l'unicité...
Frémissante échine hésitant sous mes baisers pliée à demi comme un satin bien cruel fier de sa vierge blancheur
Frêle filet d'or au poutour des vallons nus il va - doux - toujours * Dans la nuit d'ébène repu d'arias suaves un ange passa
Du miel et des poils la ruche ovale il éventre gourmand - l'ourson brun * Titubante abeille d'un trop blond hydromel ivre le badaud chahute
Sentinelle du lac vous ravîtes mon cœur avec l'habileté d'une mer de silence essaimant au rouleau de ses vagues en chœur l'amoureuse langueur de son indifférence.
Ô vénéneuses digitales vos semences s'énamourant sont autant d'amours à pétales qu'on souffre douze mois durant.
« Ah! Dieu que la guerre est jolie » Guillaume Apollinaire ah ! le cauchemar épatant des plaines quand le plomb crachote où chaque aguerri patriote s'en va mourir en débutant à chaque guerre on part vainqueur de chaque on revient tête basse avec au fond...
Le jour se lève pour toi peuple qui garde la gloire sereine et humble celle du jasmin en fleurs celle d'un enfant-soleil qui fit de son bûcher la promesse d'un monde Sidi Bouzid sois l'étoile et la lune.