Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
1. On créait des sociétés post-modernes du côté d'Innsbruck on réinventait l'arrogance souviens-toi Cassandre du dernier soupir de l'enfance quand tout est calme quand tout s'écrase au creux d'une main petite. 2. L'envoyé extraordinaire est à la porte...
le reste est silence elle a eu ces mots au moment de passer le seuil et l'on pouvait dire à la fumée dans ses yeux combien elle avait dû endurer de bruit pour en arriver là elle s'est assise sur mes bras avec une moue d'indifférence comme pour me signifier...
"Liberté couleur d'homme" André Breton liberté liberté oiseau du matin bleu oiseau ligne d'amour plongée au plus profond du ciel nuée d'ailes autour d'un feu de paille sourire stellaire féminilité ouverte au cartel des sagesses humaines oiseau bleu homme...
A nous A nos rêves inaboutis Je bois à la folie de nos grandeurs à nos décadences sous-jacentes à la mémoire d'un soldat mort pour la Patrie violé par la Patrie dont le dernier soupir six fois fait le tour du monde je bois à ce qui reste de l'amour à...
A la première hésitation j'ai tout renversé j'ai délié le temps secoué les belles promesses j'ai mué je me suis fait air parmi les airs flamme parmi les flammes goutte d'eau dans l'immensité océanique Je vis de l'aumône du temps et de la belle saison...
Je renverse l'océan. Je multiplie les dimensions. J'échange les saisons. Mon front c'est la révolution permanente. * L'art mineur d'aimer où chacun peut être prodige. * Tombant On se relève de tout. Sauf d'amour. * L'orée du bois laissée béante par les...
Et demain ce sera le trente-et-un de l'août Vous souvient-il encor de ce jour Natacha L'été mourrait un peu sur votre épaule ailée Qu'ombrait le cyprès doux de dentelle et satin Quand il vous prit l'envie, aux fièvres du matin, D'aller offrir au lac votre...
"Perdre mais perdre vraiment pour laisser place à la trouvaille" Guillaume Apollinaire toi qui seul connais la vraie valeur de l'oubli ne manque jamais d'oublier s'il t'est donné cette chance l'homme est un animal souvenant nous sommes de drôles de naufrages...
I. Donnez-moi des larmes souffrez que je ne tienne mon serment de raison j'ai revu le banc de pierre et la tonnelle et le pont d'eau où s'aimèrent d'amour l'étoile et le berger une demoiselle à qui je fis l'offense d'emprunter un regard une demoiselle...
Plus d'illusions, plus de temps à perdre. Rêver c'est se méprendre infiniment. Ici les gens sont pleins de vide. Ils voient des veaux d'or en chaque énigme, ils toisent l'étranger dans un regard d'alarme muette. Je les ai vu, louer la Grande Ours, rendre...
Dans la brune d'un soir ensommeilleur d'esprit, Vacillants de concert, deux fois un siècle passent. Côte à côte rêveurs, cheveux blancs têtes vides, Sous mes yeux ces deux cœurs d'un baiser se surprennent... Dans le soir se jurant mille avenirs radieux,...
Putois sans art et sans vergogne, Agioteur opportuniste, Vautour en quête de charogne, Relent d'urine de sophiste, Grand nécrophage des doctrines, Vomissure de cul-terreux, Demi-pet foireux sans latrines, Débâcle en bloc et plan véreux, Empereur de la...
Ode à la poésie. Ode au rire éclatant D'un printemps qui s'épuise à enfanter le monde ; Au chant doux d'un roseau que soulève hors de l'onde Le geste souverain d'un mascaret montant. Ode à la poésie. Ode au jeu débutant Des esprits et des corps que le...
Entends-tu L'air du temps Comme il pleure L'impromptu Des printemps Qu'il effleure ? Chaque nuit Son amour Il nous chante Chaque nuit Un chant pour Son amante Tristes airs De quartier Qui m'obsèdent Vos chants clairs Tout entier Me possèdent Ouvre grand...
"Tu me vertige tu m'extase tu me passionnément tu m'absolu je t'absente tu m'absurde" Ghérasim Luca hasard d'un regard accroché dans la nuée des paupières closes, d'un regard suspendu hasard de ta pupille oubliée dans ma rétine, hasard d'un coup d'œil...
A pieds joints sur la braise – ô tendre sentinelle, de ces tracés d'averse ignorez-vous les traits ? tout contre l'horizon que l'ombre d'eau carrelle la psyché du Vizir a mis bas nos portraits. le troupeau de nos nuits fait acte de paresse tandis que...
Minuit cinq, un chemin s'ouvre dans la nuit sans fond. J'y plonge infiniment. La côte est longue, longue et rude. Il y fait tiède – c'est l'automne – et l'on ne risque pas d'y croiser son ombre. Tout ceci est bien convenu. C'est le destin qui s'invente...
Tandis que ma raison n’en finit de mourir, Dehors la neige alerte en océans s’épanche Comme si le tombeau ardent d’une avalanche Pourrait sur mes dépits aisément discourir. Fuir ! Au loin, où décembre encourage à fleurir, Quelque terre m’appelle ! Au...
Les rues embrumées par ces aubes d’été. La brume dense comme la buée d’une nuit trop chaude, collant à la fenêtre, comme pendue aux linteaux et aux dormants - regarde comme ses chambranles sont troubles , la croisée se mêlant aux fumeroles églantines...
I. matins des mauvais jours nous voici enfin seuls une tendre mélodie écrème la nuit du bruit des chaînes et les cœurs comme il fait sombre autour de moi à vrai dire jamais je n'avais vraiment connu le noir je m'en rends compte aujourd'hui j'ai vécu dans...
rouge cannibale fleur de mes nerfs éclose aux quatre vents fleur rouge de ta sensualité enivrante délivrante délirante idée d'y vouloir naufrager rage du naufrage rage de tes yeux suppliciant la roue motrice de mon cœur ô la rouleuse mécanique de mes...
"Il fallait bien qu'un visage Réponde à tous les noms du monde" Paul Éluard I. zénith liquidation subliminale fontaine ensevelie un amour jeté dans l'arène les murs ne répondent plus qu'aux murs II. grand ciel intraitable de tes humeurs tortionnaires...
Elle a des yeux si noirs que la cendre en pâlit. Tout en gestes courts et en inertie, elle esquisse un monde à part, un ciel nouveau. C'est une nuit de juin en terre malgache, une source d'absinthe au soleil de minuit. Comme par ces enchantements berbères...
Valse girouette! Roulant des reins sans allant la plume flétrie le coq rouillé grince et tourne fait front contre le gros temps... La nue se rit! Et jette ses seaux d'embruns sur le volatile! Bientôt n'est qu'un tas de boue de ce gaulois galliforme......
Ton ombre en ces rêves fortuits Ainsi gravée en ma mémoire Ton ombre est la mer de mes nuits Dansant follet dans l'écumoire De mon chef aux tristes amours - Une ombre comme un jet de moire... Passent les nuits, passent les jours - Que reste quand la fièvre...