Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
Les rues embrumées par ces aubes d’été.
La brume dense comme la buée d’une nuit trop chaude, collant à la fenêtre, comme pendue aux linteaux et aux dormants - regarde comme ses chambranles sont troubles , la croisée se mêlant aux fumeroles églantines qui baignent la rue…
La brume, par-delà la vitre, par-delà la rue, qui tombe à la rosée. Non, ce serait mentir : la brume ne tombe pas, elle entre par la porte, comme vous et moi.
Comme la brume est douce alors que la ville s’éveille… Elle pénètre par les portails de la cité – Saint-Malo, admettons -, s’engouffre par les artères, puis s’étiole entre les rues, s’enfonce dans les ruelles, avalant passants et ombres – et la noirceur de la nuit.
Puis le jour se lève, une sombre clarté écrase la cité, la brume demeure.
C’est à ces heures-là que je te parle.
Enfin, le poids du jour se faisant trop lourd, elle s’éclaircit, se parsemant d’éclats d’or et de vermeil, portés par un soleil radieux…
Quand tu te lèves, elle n’est plus.
Comme la brume, j’embrasse ton cou en ces matins fiévreux…