Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
Et demain ce sera le trente-et-un de l'août
Vous souvient-il encor de ce jour Natacha
L'été mourrait un peu sur votre épaule ailée
Qu'ombrait le cyprès doux de dentelle et satin
Quand il vous prit l'envie, aux fièvres du matin,
D'aller offrir au lac votre coiffe emmêlée.
Natacha loin si loin l'heure où j'entrevis fondre
Dans le lent court de l'onde un ange ô tant aimé
Qu'il ne me souvient plus du corps inanimé,
Ni des mots du docteur qu'il me fallut semondre.
Le trente-et-un de l'août, m'en restent les brûlures,
Fut le dernier d'été pour vous comme pour moi
Quand – à ce souvenir tient presque tout l'émoi
– On arracha au lac vos blondes chevelures.
Et demain ce sera le trente-et-un de l'août
Que donnerais-je pour l'oublier Natacha.