Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
Sous la chaume éparse du vieux logis sommeille encore un doux parfum d'antan, qu'un rayon réveilla à l'improviste. Il y a l'âtre, encore fumant des banquets, des descendances abondamment fêtées, de ton retour qui l'éteint. Il y a les voilures d'un rideau...
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J'entends, j'entends à ma tempe battre encore le souvenir d'un été, la caresse des feux divins, l'aveuglement d'un soleil à son zénith ; un quart de tour à gauche et j'offre à ses voluptés la moiteur tremblante de mes reins qu'il emplit, comme la pluie...
Lire la suiteSalomé. Un nom comme un soupir. Au faîte des dunes je me déchirerai l'âme à le hurler : Salomé ! Un cri comme un assourdissant silence, un cri pour rappeler l'écho à ses origines, un cri pour défier les divins courroux. Je le salirai, ce nom, rien qu'à...
Lire la suiteJe suis las. Las du vers. C'est idiot, je sais. J'ai la fatigue des vieux jours. Deux mois que mon vers grince. Grince encore, dans mes nuits de silence, dans mes soupirs d'aises. J'ai mis du temps à le comprendre, le vers. Une idée d'absolu, voilà ce...
Lire la suiteJ'ai rêvé. Les draps blancs dansaient sur l'étendage. Le vent allait et venait en brusques bouffées, ardentes à vous couper le souffle ; c'était comme une tempête sous-marine, de celles qui réveillent les coraux de marbres d'une caresse trop virulente....
Lire la suiteComme la marée se tasse un peu, là, entre les coques ventrues, comme les galets grouillent de leurs drôles marasmes, on les voit quitter leur mer, les marins, l’œil déjà raide d’ivresses à venir, le trait durci par les jours de tempête. Bientôt ils jettent...
Lire la suiteCe soir l’azur pleure un peu sur les plaines de tes tempes. Peut-être est-ce une illusion. Ce soir la nuit est un bain palpable d’obscurité. Comme un souffle glacé, celle-ci envahit rues et impasses, happant chaque âme vagabonde dans la tourmente de ses...
Lire la suiteLa langue allait d’accents en césures comme une armée marche sur Rome. Ou plutôt comme une descente aux flambeaux, à la lenteur chaude comme le désir ; le tempo était posé, jouant des pauses et des dictions chancelantes avec justesse et mesure. L’œil,...
Lire la suiteUne ombre fauve, là, dans la nuit – un chat tapi dans un bosquet, aux aguets, veillant sur les ténèbres figées et le houx sémillant. Un brasier de flammèches virevoltantes, foudre fondant péniblement au cœur d’un buisson ardent. A peine si on le devine....
Lire la suiteHier, à l’heure où la campagne expose ses teintes les plus vives aux pupilles des voyageurs, j’ai croisé le plus grand des poètes. Comme toutes les aventures fabuleuses que je puisse vivre, je contractais celle-là vagabondant, des chemins égarés suzerain,...
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