Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
C'est terrible, le poids d'une conscience. C'est écrasant de bêtise. La mienne a tenu bon. Et encore, tant d'années ! On se croit de force à le soupeser, ce monde ingrat, de force à le rêver, à en faire sa propre glaise. Aujourd'hui je n'ai plus la force....
Lire la suiteUn regard de toi et la gravité s'estompe. Un regard, les masques tombent, les Dieux ont la main fébrile, les continents se disloquent, les courants tournent bride. Vertical, horizontal, tout cela n'a plus de sens. La logique perd pied ; il n'est d'ordre...
Lire la suite"Nous allons avoir besoin désormais, dit-il à voix basse, de valeurs plus solides." René Barjavel. Il est des peines qu'un matin suffit à raisonner. J'avais longtemps un coeur inutile, j'avais souvent rompu le pain sans joie, baigné la multitude sans...
Lire la suiteDans les ténèbres, livré à ma seule rêverie, j'ai nagé. J'ai modelé de ma paume une heure néotique, un glissement souple et léger dans l'âge, un mouvement incessant. Mes illusions, mes fétiches, comme autant de bibelots intacts, se sont fait branlants...
Lire la suiteUn jour un prophète m'a livré le chant des cartes. Un jour un prophète m'a révélé la clef des mondes suspendus. Un jour un homme m'a montré ce qu'on fait aux rêveurs dans vos villes. S'il est un Homme ici-bas qu'il se lève.
Lire la suiteElle a tout l'or du monde au creux des paupières, Lola, recroquevillée entre deux nuées frénétiques, sa main fuyant le sommeil comme une armée en déroute. Même l'ennui est fou d'elle : sa beauté nue, c'est sa lourde héridité, son blâme et sa palme. Le...
Lire la suitePlus d'illusions, plus de temps à perdre. Rêver c'est se méprendre infiniment. Ici les gens sont pleins de vide. Ils voient des veaux d'or en chaque énigme, ils toisent l'étranger dans un regard d'alarme muette. Je les ai vu, louer la Grande Ours, rendre...
Lire la suiteMorte saison. Quelque part on démonte des tentes. La mer est l'amertume d'un lait tourné qui balance, imperturbable, aux flancs d'un monde à l'agonie. Je suis tout, la mer, la nuit, la saison éternelle qui frisonne au front des palais ; à ton doigt j'enfile...
Lire la suiteMinuit cinq, un chemin s'ouvre dans la nuit sans fond. J'y plonge infiniment. La côte est longue, longue et rude. Il y fait tiède – c'est l'automne – et l'on ne risque pas d'y croiser son ombre. Tout ceci est bien convenu. C'est le destin qui s'invente...
Lire la suite"Ma nuit à moi, ce cercueil" Louis-Ferdinand Céline. Le tombeau crépusculaire, la fuite des heures et le temps venu des bilans, comme trois dignitaires à mon chevet – le fossoyeur, l'huissier et le premier des juges. A cette heure, les Saints se gardent...
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