Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
J’aime l’acre senteur de ma bibliothèque, Comme elle dort, paisible, en mon humble raison ; Veille en ce cerveau-là toute une floraison De folios et missels dont j’ai fais l’hypothèque. Jugez donc des rayons de cette pochothèque, De ces demi-chagrins...
Lire la suiteI. Mon âme est un roseau de race peu commune, Se jouant de son port à croquer la fortune ; Il s’amuse des vents comme un aigle moqueur Dont l’ombre étend sa soif en un rideau vainqueur Au front des landes d’or où fleurer la lavande… Mon âme est le sarment...
Lire la suiteA la faveur d’un rêve égaré dans la nuit J’ai embrassé ton corps comme un dernier soleil
Lire la suiteCe soir l’azur pleure un peu sur les plaines de tes tempes. Peut-être est-ce une illusion. Ce soir la nuit est un bain palpable d’obscurité. Comme un souffle glacé, celle-ci envahit rues et impasses, happant chaque âme vagabonde dans la tourmente de ses...
Lire la suiteLa langue allait d’accents en césures comme une armée marche sur Rome. Ou plutôt comme une descente aux flambeaux, à la lenteur chaude comme le désir ; le tempo était posé, jouant des pauses et des dictions chancelantes avec justesse et mesure. L’œil,...
Lire la suiteDehors est le désert inculte de l’asphalte En jeux de traits rompus il étend sa grandeur, Eugéniste jachère où juger la candeur Serait nier la crasse empêtrée au basalte. Les moiteurs de la ville ont, comme un filtre exalte, Inverti les esprits de leur...
Lire la suitePétale indolent! le vallon crème dévale à cru sur un fleuve l’eau le berce doucement la distance paraît courte... La coque de noix transporte la coccinelle jusqu’à son abri voguent remous et rapides insouciante - elle s’échappe ! Le martin-pêcheur regarde...
Lire la suiteUne ombre fauve, là, dans la nuit – un chat tapi dans un bosquet, aux aguets, veillant sur les ténèbres figées et le houx sémillant. Un brasier de flammèches virevoltantes, foudre fondant péniblement au cœur d’un buisson ardent. A peine si on le devine....
Lire la suiteA la claire fontaine à l’orle orné d’écume, Mille amants de s’attendre et s’attendrir à deux, En mille mots charmants et baisers hasardeux Dont la langueur humide envole l’amertume ! A la fontaine où j’ai posé mon porte-plume, J’ai vu cent béguins las...
Lire la suiteNu de passé, j'arrive en tes Marches antiques Où s'échoue Achéron en rade de l'Enfer ; Pour amadouer Styx, en son froid cou de fer, J'ai couché un baiser aux charmes narcotiques... Charon me crut Hercule, et les eaux méphitiques De fondre sous sa barque...
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