Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
Morte saison. Quelque part on démonte des tentes. La mer est l'amertume d'un lait tourné qui balance, imperturbable, aux flancs d'un monde à l'agonie. Je suis tout, la mer, la nuit, la saison éternelle qui frisonne au front des palais ; à ton doigt j'enfile...
Lire la suiteMinuit cinq, un chemin s'ouvre dans la nuit sans fond. J'y plonge infiniment. La côte est longue, longue et rude. Il y fait tiède – c'est l'automne – et l'on ne risque pas d'y croiser son ombre. Tout ceci est bien convenu. C'est le destin qui s'invente...
Lire la suite"Ma nuit à moi, ce cercueil" Louis-Ferdinand Céline. Le tombeau crépusculaire, la fuite des heures et le temps venu des bilans, comme trois dignitaires à mon chevet – le fossoyeur, l'huissier et le premier des juges. A cette heure, les Saints se gardent...
Lire la suiteOde à la poésie. Ode au rire éclatant D'un printemps qui s'épuise à enfanter le monde ; Au chant doux d'un roseau que soulève hors de l'onde Le geste souverain d'un mascaret montant. Ode à la poésie. Ode au jeu débutant Des esprits et des corps que le...
Lire la suiteHors du sentier où l'été tresse nos ombres Il est un chant d'émoi que je ne connais pas. Marchons, marchons guettant d'un passé les décombres - Et le temps se fera le guide de nos pas.
Lire la suitePutois sans art et sans vergogne, Agioteur opportuniste, Vautour en quête de charogne, Relent d'urine de sophiste, Grand nécrophage des doctrines, Vomissure de cul-terreux, Demi-pet foireux sans latrines, Débâcle en bloc et plan véreux, Empereur de la...
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Sous la chaume éparse du vieux logis sommeille encore un doux parfum d'antan, qu'un rayon réveilla à l'improviste. Il y a l'âtre, encore fumant des banquets, des descendances abondamment fêtées, de ton retour qui l'éteint. Il y a les voilures d'un rideau...
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J'entends, j'entends à ma tempe battre encore le souvenir d'un été, la caresse des feux divins, l'aveuglement d'un soleil à son zénith ; un quart de tour à gauche et j'offre à ses voluptés la moiteur tremblante de mes reins qu'il emplit, comme la pluie...
Lire la suiteLundi, vague à l'âme L'âme entière océan A battre les minutes. Lundi, comme un blâme S'habillant en péan De baisers en volutes... Lundi, feuille morte, Éphéméride au vent Fleurant les ancolies, Ce lundi m'emporte Résigné, si souvent, En ses mélancoli...
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