Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
J'avais une mansarde, une geôle en sous pente, Avec poutres et sol rongés par les saisons, Des nids à la croisée au temps des floraisons - Et l'odeur du passé, le parfum de l'attente. Ce fut là que grandit ma plume efflorescente, Ce fut là que, surpris...
Lire la suiteCes cœurs qui ne sont plus que d'inconnus domaines, L'énamouré galant tout à l'ombre assoupi, Les amants des champs blonds ne foulant plus l'épi, Ô saison qu'as-tu fait des amours souveraines ? Que n'ai-je trop aimé de succombes hautaines, Combien d'émotions...
Lire la suiteJ'ai tout donné au soleil. J'ai défié les saisons. Tant de fois contemplé les richesses de ce monde, Épuisés les attraits de l'humeur vagabonde, Sans me lasser jamais de mes déraisons. J'ai tout plié à mes inclinaisons. J'ai multiplié chaque seconde Et...
Lire la suiteAvisez-vous du peu : mon cœur est en voyage. Aux flots de l'équateur Allons consolateur Mêler nos pleurs à son sillage ! Bonnes gens tenez-vous prêts pour l'appareillage Le ciel médiateur Se faisant armateur Et la lune point de mouillage... Matelots,...
Lire la suiteDans le sentier sans fin mollement j'ai versé Comme fleur qui se fane Ô ciel bleu puit sans fond ô soleil renversé Qui ma raison affane Par ces chemins d'été mille siècles durant Je vis l'heure solaire Fuyant de nuit de jour à l'aura fulgurant D'une étoile...
Lire la suiteOde à la poésie. Ode au rire éclatant D'un printemps qui s'épuise à enfanter le monde ; Au chant doux d'un roseau que soulève hors de l'onde Le geste souverain d'un mascaret montant. Ode à la poésie. Ode au jeu débutant Des esprits et des corps que le...
Lire la suiteIl m'en souvient encor, ces roses maladives Que la bise envola par delà nos tombeaux, Cruelles fleurs de sang comme autant de flambeaux Brûlant au grand bûcher des floraisons tardives. Lassé de leurs beautés en maintes récidives, Le vent les déférait...
Lire la suiteLe jour perce au travers de l’unique persienne ; Notre cité résonne en chants brûlants d’ardeur ; A ma porte il accourt, le soldat, le frondeur, Et la blanche clameur, de ma chambre gardienne. Est-ce elle que j’entends, la légion athénienne De son pas...
Lire la suiteAu front des docks le jour se lève, Dorment encor les tristes eaux ; Mouvant seuls à l’aube, roseaux, Et le remous au sable crève. Sinistres chants pour molle grève, Elle s’étend en blonds fuseaux ; Atones au matin, oiseaux Fuyez deçà loin de la Hève…...
Lire la suiteDans le parc, au hasard des soyeux boulingrins, Ternis, trônent encor les décors de la noce : Aujourd’hui on mariait un Hiver de chagrins A la divine Flore, enceinte bien précoce… L’Hiver, de blanc vêtu, au plastron quelques brins D’aubépine piqués, attendait...
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