Bienvenue dans mon chez-moi virtuel, un petit blog sans autre importance que celle des mots... Poésie classique, japonaise, libre ou en prose, toute ma passion pour l'écriture s'y retrouve ! Poésie, quand tu nous tiens !
La belle a pris mon cœur pour une éphéméride, Effeuillant ses folios au rythme des saisons ; Un matin questionnant ses multiples raisons, D’un doigt me fit chasser comme une cantharide… Ô, si peu de rancœur, juste un dépit aride Que je lui entretiens...
Lire la suiteNotes, je ne tairai plus vos drôles arcanes : Do, phylactère hautain de son haste adorné, Do, un point somnolent, qui d’un regard borné Avise en ré l’auteur de plaintes gallicanes ; Mi, concierge doux des grandes barbacanes, Sans dièse à l’auréole, au...
Lire la suiteTandis que ma raison n’en finit de mourir, Dehors la neige alerte en océans s’épanche Comme si le tombeau ardent d’une avalanche Pourrait sur mes dépits aisément discourir. Fuir ! Au loin, où décembre encourage à fleurir, Quelque terre m’appelle ! Au...
Lire la suiteJ’aime l’acre senteur de ma bibliothèque, Comme elle dort, paisible, en mon humble raison ; Veille en ce cerveau-là toute une floraison De folios et missels dont j’ai fais l’hypothèque. Jugez donc des rayons de cette pochothèque, De ces demi-chagrins...
Lire la suiteDehors est le désert inculte de l’asphalte En jeux de traits rompus il étend sa grandeur, Eugéniste jachère où juger la candeur Serait nier la crasse empêtrée au basalte. Les moiteurs de la ville ont, comme un filtre exalte, Inverti les esprits de leur...
Lire la suiteA la claire fontaine à l’orle orné d’écume, Mille amants de s’attendre et s’attendrir à deux, En mille mots charmants et baisers hasardeux Dont la langueur humide envole l’amertume ! A la fontaine où j’ai posé mon porte-plume, J’ai vu cent béguins las...
Lire la suiteNu de passé, j'arrive en tes Marches antiques Où s'échoue Achéron en rade de l'Enfer ; Pour amadouer Styx, en son froid cou de fer, J'ai couché un baiser aux charmes narcotiques... Charon me crut Hercule, et les eaux méphitiques De fondre sous sa barque...
Lire la suiteEn rajah, en paria fait d’une auguste étoile, Géronte, il trône là, l’Arabe aux yeux d’azur, La lèvre aimable et torse, un regard un peu sur Par la brume automnale embrassé d’un long voile. Son geste rare et lent dans le pli de la toile Se perd en des...
Lire la suiteDéraison méthodique au fleur de mon ivresse, Je la guette et la happe en un instant flottant : La vue ivre d’éclats, je suis, tout haletant, La travée où pétrir un brin de ma détresse... Me voici, m’extirpant d’une putain-prêtresse Grivoise d’abandon,...
Lire la suiteDéfait, je vadrouillais quand de persévérance, Un prophète en exil a croisé mon chemin, Et sur la sente ombreuse où priser le jasmin Je lui fis un rébus de mon absconse errance… Le messie était svelte et rat d’exubérance, Enrobé d’une toge aux reflets...
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