En rajah, en paria fait d’une auguste étoile,
Géronte, il trône là, l’Arabe aux yeux d’azur,
La lèvre aimable et torse, un regard un peu sur
Par la brume automnale embrassé d’un long voile.
Son geste rare et lent dans le pli de la toile
Se perd en des desseins qui rappellent Assur ;
Un rire lui échappe, et naît le tracé dur
De rides en ses traits où rien ne se dévoile…
D’une apathie ardente ainsi ceint, il trémousse
Insensiblement sur le banc de grume rousse
Seul, sur la place nue où novembre s’éteint.
La solitude aride a mis une auréole
Sur le crâne insoumis du Maghrébin sans teint,
Ce pacha, ce roi tiers, à la reine parole.